L'economiste

On-Line Commerce, première société de vente par Internet


· Premier projet: www.iloveme.ma, une e-boutique pour femme

· Acheter via Internet et payer à la livraison

CE sont finalement les femmes qui auront le privilège d’expérimenter en premier l’achat via Internet au Maroc! Un nouveau site est né, il y a 4 jours, pour les plus connectées d’entre-elles: www.iloveme.ma. L’adresse renvoie vers un espace virtuel rose bonbon qui propose des articles de plusieurs marques mondiales de lingerie féminine, de cosmétique et d’accessoires. Les prix y sont affichés, pour la première fois de l’histoire du Web, en dirhams!
C’est le premier projet de On-line Commerce, société fraîchement créée par Adel Mokhtari, également directeur général de Fusion group. Celui-ci compte se positionner plus largement sur le créneau de la vente via Internet, pas encore investi au Maroc. Et ce en développant dans les trois années à venir, d’autres sites/boutiques dédiés à différentes catégories de produits. Un critère principal dans la sélection des marques commercialisées: leur indisponibilité sur le marché local.
La mise en place du projet a, par ailleurs, exigé la création d’un «mini» centre d’appels dédié au suivi des commandes et au conseil de la clientèle. Le système de livraison est, lui, sous traité auprès de deux sociétés privées à Casablanca et Rabat, en plus de la Poste qui assure le transport des colis dans le reste du pays.
L’entreprise compte actuellement une équipe restreinte de 5 personnes. Le centre d’appel dont les téléopératrices spécialement formées ont été directement recrutées par la société, en compte 4, mais verra son effectif élargi à 20 employés sur le moyen terme. En attendant, On-line Commerce se consacre à son premier bébé, www.iloveme.ma. Lancé il y a 4 jours, il a déjà enregistré une trentaine de commandes. Le principe du site est simple. Enregistré ou non, le visiteur a accès à un catalogue de produits organisé sous forme de rayons/rubrique. Tout produit sélectionné est ajouté à un panier virtuel. Le client peut alors passer sa commande en prenant soin de laisser ses coordonnées et un certain nombre d’informations personnelles. Question paiement, ce sont les bonnes vieilles méthodes utilisées dans un shopping classique qui sont de mise: espèces, chèque et carte électronique. La société prévoit également l’option virement bancaire, en cas de livraison à un tiers par exemple. De fait le site permet simplement l’achat «via» Internet et non «sur» Internet.
«Cela n’enlève en rien au projet sa qualité de e-commerce «, indique Adel Mokhtari. «Le e-commerce est associé chez le grand public au mode de paiement par code électronique alors que la définition mondiale officielle retient principalement deux critères: l’affranchissement du temps et de l’espace. C’est-à-dire, avoir la possibilité d’acheter n’importe où et à n’importe quel moment», poursuit-il.
En termes d’investissement, le budget alloué à ce premier site n’est pas encore arrêté. Le directeur explique toutefois, qu’à ce jour, 1,5 million de DH ont déjà été injectés dans le projet.
La réalisation du site Web, qui n’est pas incluse dans ce budget provisoire, s’élève pour sa part à quelque 600.000 DH. Un montant exorbitant que le directeur justifie par les techniques utilisées dans sa création et les services qu’il propose. Il s’agit, par exemple, du système de vente croisée(1) proposé sur le site, l’acquisition du certificat SSL, les frais d’hébergement… Celui-ci est effectué auprès d’un fournisseur américain. «C’est celui qui a répondu le mieux aux besoins en bande passante et en capacité formulés par la société», indique Mokhtari. Cependant, c’est le système de sécurisation du site qui se taille la part du lion dans le budget puisqu’il prévoit des systèmes très coûteux de restauration et de reconstruction rapide en cas d’attaque.


I. M.
----------------------------------------------------------------------
(1) A la sélection d’un article, le site propose d’autres produits pouvant accompagner ou compléter son utilisation.

Lire l'article sur le site de l'economiste

 

«bonnes affaires shopping au Maroc»